01 03 2000
« Ils nous nommaient Le peuple de la mer »
C'est ainsi que le vieil homme débuta son récit.
Les jeunes lui avait demandé pourquoi les anciens tournaient leurs morts vers l'ouest, alors que toutes les migrations étaient venues de l'orient.
« C'était, il y a des lilliers de lunes, des milliers de printemps. Notre peuple était venu de l'est. Il avancait depuis de nombreux printemps, repoussant sans pitié le vieux peuple qui occuppait la place, depuis très très longtemps, si longtemps que eux même aavaient oublié. A la fois très différents, et à la fois très proches, ils opposérent une résistance farouche.
Ce fut une guerre sans merci. Formidables combattants au corps à corps, d'une force et d'une résistance phénomènale, ils ne furent vaincus que par la supériorité de nos armes et de nos techniques de combat, qui nous permirent de les combattre à distance. Parce que, à armement égal, et au corps à corps, ils nous auraient décimé. La maladie, aussi, les décimat.
C'est aussi ainsi que nous avons été capable de chasser les grands gibiers, qui assurèrent notre nourriture, notre habillement, notre outillage.
« Cela veut-il dire que nous étions plus intelligents qu'eux ?
« Qu'est ce que l'intelligence ? Disons que nous étions plusopportunistent. Si la capacité à inventer, et la Grande Mère sait si nous avons beaucoup inventé alors et depuis, à tirer profit de ce qui se présente, et à le remettre en forme , opératif, alors, oui, nos ancêtres étaient plus adaptables. Plus prolifiques, aussi. Mais il fallut des dizaines de milliers de lune pour repousser ce peuple de l'autre côté des montagnes du sud.»
« Mais, ils n'y sont plus ! »
« Non ! Notre peuple a fini par les exterminer. »
« Mais pourquoi les exterminer ? Ils étaient chez eux ! Ils étaient là avant nous !Et s'il étaient si proches, nous pouvions partager. C'est ce que vous nous enseignez maintenant ! Vous apellez cela la solidarité ! »
« C'est même cette solidarité qui nous a permis d'en finir avec eux, car nos ancêtres étaient plus liés, plus solidaires. Leurs clans étaient moins soudés. Certaines cavernes crurent pouvoir tirer leur preçoir du jeu. Ce fut pire pour eux. »
« Est-ce que nos chamans agirent aussi ? »
« C'est étrange, car ce fut aussi une des cause de notre victoire. Leurs chamans étaient peut être même plus puissants que les notres, nous en eumes la preuve au début, car il y eu de terribles combats de chamans, à plusieures reprises. Puis, ils semblèrent défaitistes, comme s'ils savaient qu'ils allaient perdre. »
« Comment cela ? »
« Nos ancêtres en capturèrent plusieurs. Ils nous firent comprendre qu'ils avaient vu leur fin, et que alors, ils ne se battaient plus. »
« Et après? »
« Nos ancêtres se sont installés ici, et ont commencé à se multiplier, surtout, le long de la côte. C'est alors que nous avons commencé à décorer des grottes, et à en faire nos sanctuaires. Pour marquer notre emprise sur la Terre, et célèbrer notre culte de la Terre-Mère et de ses fils. La confrontation avec l'ancien peuple nous avait obligé à inventer beaucoup. Une prodigieuse avancée en résultat. Hors, en ce temps là, il faisait très froid, et la côte n'était pas où elle est maintenant. Elle se trouvait à plusieurs jours de marche, au large, dans une contrée qui n'est plus.
Jadis, nos ancêtres vécurent là bas un nombre incalculable de printemps. De nombreuses générations naquirent et mourrurent là bas, et retournèrent à la terre mère. Jusqu'à ce que... »
« Que ce passa-t-il donc ? »
« Que ce passa-t-il donc ? Mais il se passa que le ciel nous est tombé sur la tête ! »
« Le ciel est tombé !! «
« Un jour, vers la moitié du jour, le soleil était déjà haut, quand un second soleil apparut dans le ciel. »
« Un deuxiéme soleil !!! C'est impossible ! »
« Impossible ou pas, ce qui semblait un second soleil apparut et traversa le ciel, très vite, et disparu vers le septentrion. Il y eu une pluie de pierres ! Le ciel nous est tombé sur la tête. Puis la terre a tremnlé, et vacillé... »
« Et alors ? »
« Alors le temps changea, et il fit de plus en plus chaud. Les glaces reculaient. »
« Et alors ? »
« Alors, peu après la mer a commencé à monter, monter, et partit à l'assaut des terres où nous vivions. »
« Et alors ? »
« Alors nous avons du fuir, et quitter la terre que nous avions prise à l'ancien peuple. »
« Et alors ? Et alors ? »
« Alors, plus l'eau montait, plus nous reculions. Plus il faisait chaud, plus l'eau montait, plus nous reculions, plus la terre tremblait. Elle tremblait, parce que libérée du poids du carcan de glace qui l'écrasait, elle se redressait. »
« Et alors? Et alors ? »
Alors, nous avaons fini par arriver jusqu'ici où nous sommes. Les hommes de la tribus qui vivaient ici étaient petits, bruns et frisés. Et nous, nous étions grands et blonds. Ils nous accueillirent, et nous laissèrent nous installer. Nos jeunes se sont unis à leurs filles, et leurs fils se sont unis à nos filles. Et les deux peuples sont toujours ici. Quand nous nous sommes installés ici, et que nous avons enterré nos morts, la tête tournée vers le pays de nos ancêtres, et comme nous venions d'un pays qui est maintenant sous la mer, ils nous ont appellés « le peuple venu de la mer »
« Et alors ? »
« Alors, nos chamans ont décidé de soigner la terre qui bougeait encore beaucoup, et d'arréter la montée des eaux.C'est pour cela que nous avons commencé à construire des monuments pour pousuivre les recherches spirituelles que nous avions commencé avant que l'eau ne recouvre nos lieux sacrés. C'est pour cela que nous avons commencé à dresser des pierres levées pour stabiliser la terre et arréter la mer.
Et cela a marché. Les pierres posées en équilibre tendu les unes sur les autres servaient, elles, à agir sur l'esprit de ceux qui séjournaient dessous. Nous, le peuple venu de la mer, avond été le premier à inventer l'architecture. L'architecture magique. Et cela marche toujours. Nous avons été le premier empire européen, et mondial, et nous communiquions par la lumière. Et notre peuple se répendit sur toute la planète, là où nous avaons dressé des pierres. Et maintenant, nous sommes partout. Si bien que maintenant, c'est la population de la planète entière qui peut prétendre qu'elle est le peuple venu de la mer. »
« Mais, le magie qui a stabilisé la terre et arrété la mer, n'agit plus. »
« En es -tu bien sur ? En fait, ceux qui seront les chamans descendants du peuple de la mer seront un jour confrontés à un autre bouleversement climatique. Ils devront endiguer une nouvelle montée de la mer, et soigner la Terre, à leur tour. Il y aura de grands changements, et les hommes devront inventer pour survivre et progresser; ce sera le temps de grandes avancées.
Ce sera un nouveau cycle.
Mais, je ne pense pas qu'on les nommera encore le peuple venu de la mer. Mais plutôt, Les gens du livre ! »
2000
Ce texte devait se situer après le tome trois du Livre de Lug.
Le jeune homme sortit de sa tente, s'étira, et regarda lz soleil lzvant qui commencait à rougir les sommets dénudés en face de lui. Il se livra à un rapide rituel purificateur avec quelques ablutions. A cette heure, il faisait encore frais. Dans quatre heures, la fournaise écraserait tout.
Cela faisait maintenant deux mois qu'il était arivé dans cette étroite vallée desertique, avec sa petite troupe, et il commencait à se demander ce qu'il faisait ici !
Lui, Vasil Efraïmoff, Atman du 8 éme Strelitz, l'étoile montante de la Section de la Pensée Juste, celui qui avait mené les fouilles de l'antique Samarcande dans le grand désert, celui qui avait remporté la guerre contre l'invasion des jaunes, ce qui lui avait valu le surnom de Foudre de la Rodina, il avait été envoyé par le Basiléus, Maître de Justice de la Communauté de l'Unité, le grand Synarche de toutes les Russies, en expédition archéologique dans ce coin perdu d'un pays qui, d'après les anciennes cartes, s'appellait jadis La France, en plein désert minéral !
Tout cela parce que la découverte d'un fragment d'un livre « Le Livre de Lug, », avait été retrouvé, à peu près intact du côté de Kiev. Il semblait, d'après les ce que les paléontologues avaient prétendu, qu'un groupe qui avait vécu dans la région, avait émigré vers les terres de l'est, il y a plus de trois siècles, après la grande transition climatique.
D'après ce fichu livre, et quelques autres qui avaient été retrouvé dans le site, ces gens, issus d'une antique lignée de savants avaient du quitter le lieu. Leurs ancêtres avaient réussi à stabiliser le climat dans la région, et avaient développé toute une brillante civilisation durant le cycle précédent. On les nommait les gens du livre. Durant ce cycle, ils avaient, d'après les récits anciens, unifié le monde par le livre. Mais, à la fin de ce cycle, de grands désordres étaient advenus, et la race humaine avait failli périr dans un énorme cataclysme.
Certains, gonflés d'orgueil et de désir de puissance, avaient voulu jouer avec les forces qui unissaient la matière, et c'était arrivé ! La chaleur avait augmenté, le niveau des eaux avait monté. La pluie, la chaleur et le vent avait progressivement tout balayé. Il ne restait qu'une étroite bande de terre fertile dans le nord de la Rouss. S'il y en avait ailleurs, il ne le savait pas. Le contact était rompu avec l'Amérik depuis longtemps, et plus aucune expédition n'était descendue au delà du 40 éme paralléle, vers les mers chaudes.
Et lui, Vasile Efraïmoff, contemplait ce coin de désert bientôt brulant. Il commencait à bien connaître cette vallée, ce ravin. Après un long voyage, les barges à répulsion électro-magnétiques étaient tombées en panne, les une après les autres. Ils avaient du terminer le voyage avec une seule barge pour transporter le matériel scientifique et faire le voyage à pied sur 150 verstes. Ses 50 strélitzis avaient plus ou moins bien supporté le choc, en s'habillant dans d'amples vêtements, comme ceux des autochtones qu'ils avaient trouvés et enrôlés plus ou moins de force. Eux étaient blancs, en bons slaves qui se respectent, et ils souffraient le martyr du climat. Alors que ces sauvages, tous noireaux de peau, n'avaient pas l'air de souffrir outre mesure. Ils étaient biologiquement adaptés au climat.
Le jeune Atman se livra ensuite à une série d'exercices, de mouvements, comme une sorte de danse lente, pendant une bonne demi-heure.
Puis il monta sur l'éperon rocheux qui surplombait le champs de fouilles, et se livra à sa séance quotidienne d'observation et de méditation.
En dessous de lui, le grand cercle minéral, avec trois grands blocs dressés, ressortaient du décors. Ils avaient tout dégagé. Les citernes, l'aqueduc, le bain rituel, le scriptorium, le réfectoir. D'après l'emplacement, il avait d'abord pensé être tombé sur une forteresse militaire. Mais, il avait du rapidement modifier son approche. Même si certais murs avaient pu être des fortifications, l'architecture n'était pas militaire. Si le livre disait vrai, cela ressemblait plutôt à un édifice religieux. Un édifice qui avait abrité une communauté religieuse. Un monastère, peut être ? Tout aux alentours, des vestiges de constructions, ruinées depuis longtemps, témoignaient que la colonie avait été nombreuse et organisée. De rapides sondages avaient mis à jours plusieurs réseaux d'eau souterrains et aériens. Au dessus de lui, subsistait le squelette d'une tour percée de fenêtres superposées. Sue le versant en face, les fouilles avaient montré la présence d'une trentaine d'habitations, dont les murs avaient été dégagés. Il y avait trois niveaux étagés, séparés par des murs de soutainement.
Romeyer, le 19.04.2000
Qu’espèrent les écrivains ?
Gagner plus de fric ! Croient-ils vraiment que les gens vont lire autant ?
Ils confondent richesse financière et richesse spirituelle. Je sais, c’est ce qui fait la fortune des sectes. C’est bien là le hic ! La course forcenée à la fortune des gourous est du même potage que la démarche des forcenés des droits d’auteurs.
Après tout si les gens ont apprécié un livre après lecture en bibliothèque, peut être désireront-ils l’acheter ensuite. Pour le savourer. Dans le commerce alimentaire, le client a légalement le droit de goûter avant achat. Pourquoi n’aurait-on pas le droit de goûter la littérature.
Si l’écriture d’un livre est sensée enrichir son auteur, elle est aussi sensée enrichir l’esprit du lecteur, par la lecture. Personne n’aurait l’idée de taxer des droits d’auteurs aux visiteurs du Louvre, où de n’importe quel musée, pour ce qui fait partie du patrimoine de l’humanité.
Se pose là le statut, déjà disputé, du livre. Se pose la question de la marchandise, de son prix, de sa propagation. Et puis, est-il imaginable de taxer les minous dans les C.D.I , les bibliothèques universitaires.
Peut être les bibliothèques devraient-elles payer un peu plus cher à l’achat. Peut être faudrait-il augmenter légèrement le droit d’entrée. Peut être les bibliothèques devront-elles ne pas acheter les livres de ceux qui exigent une taxe. On verrait bien qui y gagne !
Depuis que les bibliothèques existent, les lecteurs ont accès à toutes les œuvres disponibles. Imagine-t-on Alexandrie, Bagdad, Alamout, Mazarine faire payer faire payer un droit de lecture en plus du droit d’entrée ! Les bibliothèques sont là pour cela. Permettre à tous l’accès de tous les livres, l’accès à la mémoire et à la conscience de l’humanité.
Oserais-je dire qu’il s’agit d’un droit dont dispose tout individu, au même titre que l’air pur, l’eau pure, la liberté, l’égalité, la fraternité, la justice, le travail, un toit. A chacun d’en faire ce qu’il veut selon ses capacités. Vouloir prélever encore est du ressors du racket.
Il m’arrive aussi d’écrire, et depuis longtemps. Dieu que je serait benaize de vendre à 30000 exemplaires. Dieu que je serait satisfait d’avoir 100000 lecteurs grâce aux bibliothèques, même si j’aurais préfèré vendre à 100000. J’ose affirmer que si j’écris, c’est pour être lu, un jour. Si ma prose imprégnait la culture au prochain siècle, quel panard ! Il est vrai que si cela me permettait de bouffer, ce serait encore mieux !
Mais ces gens sont dans le court terme, et il est vrai qu’il y a un problème de droit. Mais imagine-t-on le service publique nous asséner, en plus de la redevance, une taxe supplémentaire pour chaque film, y compris les pires nanards que pas même un pelé ou un tondu n’ont vu pendant 2 ans !
Il y aura toujours deux secteurs : Un secteur marchand, et un secteur non marchand. Les livres commercialisés individuellement et les livres diffusés par les bibliothèques. C’est la voie de la culture de masse.
Sans doute ces chers auteurs préfèreraient-ils la voie de l’achat individuel, mais ils ne vendraient guère plus de livres. Cela les frustre sans doute d’être accessibles gratuitement au vulgum pécus. Le grand secret a posé un cas d’école, mais à partir du moment où il paraît, un livre entre dans le domaine public. Les bibliothèques n’en tirent pas des copies. Quand on voit le boulot qu’elles abattent pour faire venir les lecteurs, voire, les auteurs pour des séances de dédicaces, vouloir faire raquer encore, c’est se couper l’herbe sous le pied.
Mais, après tout, les écrivains ne sont peut être pas les gens intelligents que croient les lecteurs. Mais cela c’est au prochain siècle que l’on pourra juger.
Le vieux dans la montagne.
22.5.2000
Ethologie de la mondialisation
Il est parfois révélateur de considérer les événements avec un certain recul.
Il se fait grand bruit depuis quelques temps autour des "propositions pour une nouvelle organisation sociale", excrétées par le patronat. Le plus extraordinaire est que tout le monde traite cela comme nouveauté. Cela mérite quelques explications, et quelques rappels historiques et biologiques.
Pendant des lustres, fort contrarié par la concurrence du système capitaliste-communiste (rapport avec l'environnement extérieur),le système capitaliste-libéral s'est vu contraint à mettre les formes et modérer ses ardeurs. Les luttes ouvrières (rapport avec l'environnement intérieur) avait par ailleurs permis d'établir un statut quo. Nous étions en présence de deux organismes prédateurs en compétition dans le même marigot. Cela induisait une certaine stabilité, et une limitation des excès.
L'effondement-implosion du premier, l'investissement massif dans les bassins de main d'œuvre à bas prix, et l'accélération constante de la mécanisation, ont amené une concurrence sauvage à l'échelon de la planète. Ce que l'on appelle la mondialisation. C'est donc un développement non contrôlé, sauvage, du capitalisme libéral.
Or, ce fut un processus volontaire. Répétons le, la mondialisation, dans sa forme actuelle, même si elle était inéluctable faute de concurrence, est du ressort de la volonté délibérée de quelques uns. C'est le résultat d'un rapport de force intérieur entre décideurs et exécutants.
Pour comprendre ce qui advient, il faut faire appel à l'histoire, et remonter à la Grèce de Socrate et de Platon, voir Aristote, à la première Byzance, à la Rome impériale, au moyen âge en Europe et en orient. Les exemples ne manquent pas.
Que s'est il produit à ces époques lointaines?
C'est très simple. Contrairement aux assertions du dogme marxiste et du dogme libéral, nos ancêtre savaient parfaitement ce qu'était le marché, l'économie monde, la délocalisation, la concurrence. Ils savaient parfaitement comment les manipuler. Ils n'ignoraient rien de la guerre économique. Et dans ces périodes, la concurrence la plus débridée et la plus sauvage a put se donner libre cours. Le libéralisme avant la lettre.
Et tout ceux qui se sont intéressé de près au déroulement de l'histoire savent comment l'histoire en question a évolué. Après une phase de croissance et de prospérité, et de grand enrichissement même, tout s'est barré en jus de boudin. Les textes sont là pour le décrire. De nombreuses études ont analysé le processus. La Grèce est devenue aride et a sombré dans le chaos, pour succomber devant Rome. Byzance a sombré dans l'oubli. Rome a succombé. Les foires de Champagne ont périclité. Gêne, Florence ont fait le plongeon. Outre le problème dynastique, les conflits économiques interrégionaux en France ont amené l'arrêt de la construction des cathédrales et la guerre de cent ans. Saignée à blanc, pillée, rackettée par Venise, Constantinople s'est fait massacrer par les turcs.
La concurrence sauvage finit par tuer l'économie en asséchant les bassins éconnomiques. Trop de libéralisme tue le libéralisme.
La comparaison avec ce qui se passe dans la nature est flagrante: Si un prédateur devient dominant et sans concurrence, sa prédation déséquilibre tout l'écosystème. Cela peut amener une grave crise écologique mettant tout l'écosystème en péril. (Voir l'introduction de rats, de chats, oùde chévres, voir de porcs dans certains écosystémes) Cela peut aller jusqu'à l'extinction majeure.
Sans aller jusque là, la Grèce a changé de climat et Delphes s'est retrouvée à plusieurs kilomètres de la mer qui avait fait sa fortune. La Cyrénaïque, ex grenier à blé de Rome est devenue un désert. Des milliers d'hectares de campagnes françaises sont revenus à la forêt,
et la population a été quasi divisée par deux..
Mais pour en revenir aux propositions de" modernisation" du patronat, le plus simple est de revenir au moyen âge.
Il faut d'abord se remémorer qu'après l'éclat du règne de Charlemagne, une longue période de troubles graves, liés aux luttes entre les divers prétendants au pouvoir a mis l'économie à mal en ruinant l'agriculture. Nous étions alors en économie agricole (économie primaire).
Autre paramètre de taille. Une révolution technologique se produisit à cette époque. L'"invention" du collier de poitrail pour les chevaux a considérablement multiplié la puissance de travail, donc la productivité. L'"invention" de l'étrier a permis l'augmentation de la stabilité des cavaliers, donc la montée en puissance de la cavalerie lourde (en langage moderne, de l'arme blindée). L'"invention" du moulin à vent et du moulin hydraulique ont considérablement multiplié les capacités de production.
Toute la donne économique, donc politique, fut modifiée. Qui avait le pouvoir à cette époque? Qui avait les moyens financiers alors pour utiliser cette révolution technologique. La noblesse, évidemment. Puisqu'elle tenait la terre, le seul source de richesse alors. Hormis le pillage et la razzia des voisin, ce dont personne ne se privait, évidemment. Bien des O.P.A et autres prises de contrôles y ressemblent d'ailleurs diantrement.
Mais ce qui frappe le plus, et il suffit de relire LeGoff, et bien d'autres, est la façon dont les seigneurs réglèrent leurs relations avec leurs "gens". La Féodalité, puisqu'il faut bien la nommer, passe par la vassalité. Et la vassalité passe par l'allégeance. Et l'allégeance par passe par l'agrément de gré à gré, individuel. La puissance du seigneur, (bien souvent le saigneur, puisqu'il était le seul à pouvoir porter les armes; avait le droit de haute et de basse justice sur ses gens; donc le droit de vie et de mort; sans compter de cuissage), le peu de considération qu'avait la caste des guerriers pour les petits, et l'âpreté de la vie alors, rendaient le contrat éminemment léonin. Et tout cela, bien évidemment, en évitant au maximum d'avoir à rendre des compte au pouvoir central: Le Roi.
Quand on considère le goût immodéré du patronat pour la négociation de gré à gré, la phobie anti syndicale, la volonté forcenée affichée de bouter la puissance publique hors du champ du travail, la volonté toute aussi affichée d'insécuriser le travail sous prétexte de souplesse, on ne peut arriver qu'à la conclusion suivante: La "modernité" que veut imposer le patronat n'est ni plus ni moins que le retour à la féodalité. Autrement dit, une régression de quasi dix siècles.
Est-ce que, parce que l'âpreté aux gains de quelques uns génére un cycle socio-économique assez proche, nous sommes obligés de tomber dans les mêmes travers? Combien de fois devrons nous répéter les mêmes errances? Même avec plus de vingt cinq siècles d'expériences? Allons nous encore laisser les prétendus- dominants nous amener au bord de l'anarchie, du gouffre. Faudra-t-il de nouvelles jacqueries pour leur faire rendre gorge.? Allons nous laisser le pouvoir central, (théoriquement le notre, puisque nous l'élisons!) laisser faire et se laisser dépouiller de ses attributs par de petits baronnets et de puissants ducs qui se taillent des fiefs et des territoires de non droit?
Je veux bien que la situation change, et que faille procéder à une nouvelle donne, mais, comme disait l'autre: Faudrait quand même pas prendre les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages! Le M.E.D.E.F n'est pas le messie (même si Tonio, et La malice y croient dur comme fer), et ils ont toutes les raisons de se prendre un vilain retour de bâton avant longtemps, même si ce n'est pas de notre volonté. Auquel cas, la chute de l'empire romain, la guerre de cent ans, la guerre de trente ans ( parce que nous sommes passés d'une société primaire à une société secondaire, puis tertiaire), n'auront été que plaisantes festivités.
Le vieux shadock dans la montagne le 22.3 2000
30.4.2000
DU RACKET DANS LES BIBLIOTHEQUES.
Je me permettrais de m’immiscer, sans y être convié, dans la dispute parisiannesque à propos de l’idée saugrenue de faire payer une sorte de gabelle culturelle aux abonnés des médiathéques, bibliothéques et autres lieux de diffusion de la culture écrite.
Je precise . Quand je travaillais à mon compte, j’achetais beaucoup de livres pour les lire. Seulement, avec mon budget actuel, je ne peux plus acheter de livre. Alors je lis ceux de la médiathéque. Si, en plus du prix de l’abonnement, je dois me faire taxer, je ne pourrai plus lire. D’ailleurs, à ce tarif là, il faudra envisager de taxer en plus des cassettes vidéo, les lasers, les D.V.D, les cassettes audio !
Au fait, une question me démange : A quoi servent les bibliothéques ?
Elles permettent à tout un chacun d’avoir accés égal à la culture, aux trésors de la littérature. Elles permettent d’avoir accés à la mémoire de l’humanité, à la conscience de l’humanité. Donc, à l’autre, et à soi même. Jusqu’à la preuve du contraire, l’éducation est gratuite et obligatoire. Et puis, il me semblait que c’était les sectes qui faisaient payer pour ce genre de choses !
Un livre est fait pour être lu. Par le plus de gens possible. Quand un écrivain écrit, c’est à, priori, parce qu’il a quelque chose à dire. C’est aussi pour être vendu et lu. Je vais digresser un peu. Un livre est, selon Prigogine, une structure dissipatrice d’energie. Il est chargé d’energie, sous forme d’information codée. Et grâce à un logiciel spécifique (mental) de celui qui le lit, il génère un hologramme interieur. En clair, avec de l’information, il crée de l’esprit.
Le but de l’écrivain est précisement de génèrer des hologrammes, pour faire co-évoluer l’Humanité.
23 05 2000
A PARTIR DU SEIGNEUR DES ANNEAUX.
Il serait intéressant de faire un sondage auprès des français, et des politiques en particulier, pour savoir s’ils ont lu Le Seigneur des Anneaux, et quelle lecture ils en ont fait .
Il y a une vingtaine d’années, quand Tolkien a sorti son cycle, la plupart des gens de ma génération l’avait dévoré. Il semblait, à l’époque, que le contenu était clair. Qui étaient les noirs, qui étaient les blancs n’était pas l’objet de questions. Les noirs étaient les matérialistes, tous les matérialistes . C’étaient des involutifs.
Ce qui ne manqua pas de surprendre alors, c’était la lecture qui était faite en Italie. L’extrême droite en faisait une infra lecture et ne percevait d’obscurité que sur l’U.R.S.S. Bien sur, venant d’involutifs cherchant à se dissimuler, rien d’autre ne pouvait être attendu. Cela faisait quand même bizarre de voir des groupes fascistes se parer des noms de Hobbits où d’Aragorn, quand nous ! ! !
En fait il importe peu. L’obscurité, l’ombre, les forces obscures, démoniaques étaient clairement nommées. Et qui a lu le cycle sait comment et à quel prix les serviteurs de l’Anneau finissent par emporter le combat.
Nos politiques n’ont pas du le lire ; où ils n’ont rien compris. Evidemment, ce n’était qu’un roman. Sinon nous n’assisterions point à la cacophonie actuelle sur le thème »ce n’est pas moi, c’est l’autre." Sont-ils sourds, aveugles, amnésiques, au point de ne pas trouver de correspondances avec ce qui s’est déjà produit.
Allons nous assister à une grande manifestation de schizophrénie nationale entre la droite et la gauche. Ho ! Réveillez vous ! Vous êtes tous français. Vous habitez en France, vous parlez français, vous êtes à peu près tous, à une époque plus où moins reculée, issus d’immigrés. Même LePen est issue de l’immigration. Puisqu’il est Breton, c’est un immigré. Parfaitement, les Bretons sont venus d’Angleterre, pour fuir l’invasion saxonne. Et ils ont fait montre d’un extrémisme, nous dirions d’un intégrisme chrétien fort dommageable, que les archéologues mettent en lumière maintenant. Tout en se livrant parallèlement à des pratiques dites payennes. Comme quoi le naturel ! ! ! !
Les gens qui habitent en France, parlent français, sont français. Et ils resteront et s’intégreront. La terre de France en a assimilé et en assimilera d’autres. Elle a bien assimilé les bretons.
En fait, on peut se demander si ce n’est pas LePen qui n’a pas assimilé la France. Vu son enfance, c’est possible.
Ce qui est grave de la part des politiques, c’est cette sorte de paranoïa qui leur fait prétendre qu’ils sont, et eux seuls, La France. Et ils ont l’outrecuidance d’affirmer qu’ils sont seuls légitimes, et que les autre sont des usurpateurs. Messieurs, un peu de pudeur ! Est-ce que votre cerveau droit fonctionne comme votre cerveau gauche. Bien sur vous ignoriez sans doute, que vous aviez deux hémisphères et qu’elles avaient des fonctions différentes.
Il est surtout clair que la France est surtout pour vous un formidable frometon à ne surtout pas partager, le support de votre pouvoir personnel et clanique. Votre conception de la politique est si archaïque, qu’il en faut une encore plus archaïque pour vous la mettre dans les dents.
Je ne veux pas dire, mais en y regardant de plus près, j’imagine ce que peut être la vie de votre famille, puisque vous reproduisez sans doute en famille ce que vous faites en politique. En fait, vous ne faites que manifester un criant déséquilibre cortical, et un profond dysfonctionnement du corps calleux. Hé ! Il faudrait lire, de temps à autres . La science à fait des progrès, mais vous vivez encore dans la troisième. Quand on pense, est-ce un hasard, que bien des têtes de la majorité sont des thérapeutes. C’est dire le fossé . Et comme la dite majorité ne représente réellement que 35% de la population, ce n’est plus un fossé, c’est un gouffre. Dire qu’ils sont sensés être des as du diagnostique ! Réveillez vous ! Accordez un peu votre cortex et votre rhinencéphale, respirez, ouvrez la perception et soyez humains.
2000
Intro pour Le Livre de Lug.
Si partager le livre, voyager dans le livre, lâcher prise dans l'écrit et plonger dans la mémoire, aller au delà du livre et retrouver le Verbe, passer de l'individuel au collectif pour rtrouver l'individu, passer de la mémoire individuelle à la mémoire collective, faire ses humanités, quester, ont un sens, vous faites déjà partie des gens du livre.
Si nous sommes cinq milliards et demi, combien auront accès au virtuel, et combien pourront appendre à lire ? Le virtuel rapportera certes plus vite, mais le livre durera plus longtemps, et ne tombera pas en panne. Le livre permet l'intégration de la complexité. Le devenir est entre les mains des gens du livre. Du virtuel te défiera, sur l'écrit te fondera.
Bienvenue dans l'Arche de Néo.
23 05 2000
Mistificateur où mythificateur
Je suis mythificateur. Faites la différence avec mystificateur. Sur quels schémas fonctionnons nous ? Nous nous structurons autour de mythes, de pensées-images matricielles. Jung a eu d'assez jolies lumières là dessus. Et nous intégrons un ensemble de mythes que nous adaptons à la réalité par l'action et l'intentionnalité. ]IL est des mythes qui traversent épisodiquement l'histoire de l'homme depuis qtéil maîtrise l'écriture, ce stockage codé d!infonnations. Alors rentrons dans le mythe. J'active l'égrègore Bibliothèque. Je combine avec un autre mythe, celui de l'Arche. En cas de clash, il s'active tout seul, et West pas difficile pour s'alimenter. J'ajoute le Grand livre ; J'ajoute le rituel magique du tracé fondateur et protecteur ; ajoutons le mythe message-trésor, et celui de la queste opératoire d'icelui. Rien ne vaut la magie, et la bonne vieille tradition rituelle, mais sélectionnons. Dressons une passerelle entre le trésor et le thesaurus et sa symbolique en l'exotérisant. Enchantons le lieu en y convoquant quelques entités apprivoisables. Dans notre langage occidental, on parlerait d'élèmentaux. Que cela plaise où non, de par l'involution atomique, l'atonùsation de la matière, nous sommes rentrés dans l'ère des mythes ; c'est proche du Rêve des Aborigènes ; on "dauphine" chez Jung et les Théosophes. Nous sommes dans le symbole, le signe, et c'est par la ""manipulation" des symboles qu'agissent les opératifs. Nous sonunes dans une situation de construction mythologique, Nous opérons dans la naissance d'un mythe, le mythe fondateur du prochain cycle. Pourquoi les mythes, au fait ? Parce que seules des entités de cette envergure, d'autres parleraient d'archange où de chérubins voir de trônes , sont capable de contrer l'atonùsation de la réalité, stricto sensu. Il n y a pas loin de mythyculteur à mystificateur et mythomane ! Mais cela fait un intéressant socle ternaire, fort énergétique. Mais, et que voila un beau pied de nez, c'est le verbe qui active. Parce qu'au delà du livre, nous retrouvons le verbe, la puissance créatrice du verbe, codante, structurante, matriciante Ousqu'à maintenant on ne parle pas de patriciant), et nous sommes toujours dans le mythe fondateur. Mais regardez autour de vous, la télé est un grand véhicule de mythes. Que sont les films, sinon des mythes figés, matérialisés des instruments de propagande. Pourquoi les films américain sont ils si puissants ? Et pourquoi notre cinéma franco français manque-t-il d'air ? Depuis la crise de 29, mais on peut remonter à "Naissance d!une nation", Hollywood (et à considérer stricto sensu ) mouline du mythe, les mythes de l'Amérique. Parce qu'il ont un sens du destin, les cinéastes américains ont très tôt travaillé dans l'universel, le totalisant. La moindre série pour enfants est un tract de propagande à vocation planétaire. La jeune garde cinématographique française en est encore à se contempler le nombril et à s'autoflageller. Ne parlons pas des séries d!A.B , qui ne sont que le reflet du vide de leur auteurs et.de leur spectateurs Quelles oeuvres françaises peuvent prétendre au titre de mythe visualisé, donc figé, fossilisé psychiquement, et rivaliser avec la machine matérialiste américaine ? Bien peu de fait. Et ce n'est peut être pas plus mal. Parce que les ricains ont acquis puissance et gloire en incarnant certains mythes avant les autres. Mais qui dit incarnation précoce dit incapacité de survivre au changement, au renouvellement des mythes. Il n y a donc pas lieu de se précipiter. L'Amérique a joué sa carte, elle a donc déjà perdu la nouvelle partie. Ce ne sont pas forcément ceux qui se disent civilisés, les évolués, qui font bouger les choses, même si &aumm y participent. Qui aurait pensé que le ramassis de forts en gueule mal dégrossis et fleurant le fauve qui arrêta la ruée sarrasine agonisante, allait élaborer la société occidentale qui nùs le monde cul par dessus tête ? Rome, Byzance, Bagdad, Pékin, Chichen Itza ? Comment un groupe de rustres ignorants, illettrés, pillards, pataugeant dans le sang, a-t-elle émis une civilisation d'une puissance telle qu'elle fut capable de subvertira toutes les puissance de l'époque ? Ce fut long et lent, tumultueux, souvent sanglant ; et si cela semble aboutir dans un cul de sac , il ne faut pas s'obnubiler sur cette sensation. Parce que c'est que dans le formidable brassage de mythes qui s'opere actuellement que se forge la suite . et nous retombons encore dans la mythologie occultée de lEurope : L'Athanor, la fusion, la décantation, comme figuration-manifestation d'un autre champ du possible. Un mythe n'est que la manifestation d'une puissance codante, qui donne du sens, qui relie ensemble des éléments hétérogènes en apparence, mais endogènes en réalité. Je ne rappellerai pas la vieille fable des membres et de l'estomac. Dans la médecine cela se traduit par le clivage génèralistes?spécialistes où cette -vieille lune ingénieurs-spécialistes. On a forcé sur le microscope, mais le télescope, peau de balle, et entre les deux, c'est le désert. Mais j'ai comme dans l'idée que le génie français n!a pas utilisé toutes ses ressources. Ce n'est pas l'endroit pour commenter le génie allemand. Mais en voit pointer son nez le génie européen. Il est probable par ailleurs que le dit génie européen digérera d'autres génies, le génie grec revisité entre autre ce qui permettra la digestion de l'islam. Génie solaire et génie lunaire, génie indo-européen et génie sémitique se recombinant ! Quelque chose intéressant. Le temps de gestation durera le temps que chaque individu intègre sa dimension mythique, ce qui conditionne sa capacité à transmettre l'information. Nous sommes là à la limite de l'inné-acquis. On peut voir ici un intéressant échange qui existe dans la science moderne, dans le rapport du paléocéphal au néocortex, et vice versa. En fait nous expérimentons la réalité de ce qui est la réalité de la manifestation de l'homme, de ce qui marque sa différence avec l'animal. Les animaux sont définitivement liés à leurs âmes groupes dont ils ne peuvent s'échapper ; alors que les hommes ont la capacité d'en sortir et de construire leur âme groupe individuelle. C'est au niveau du cortex que se fait la différence de son fonctionnement, par sa mise en phase, entre autre. Que signifie la colonisation du rhinencéphale par les dendrites du cortex supérieur dans l'évolution de l'homme ? En fait nous sommes en
train de passer du Sapiens -Sapiens, au Sapiens-Sapiens-Sapiens, ternaire, celui qui, accompli, màitrisera la machine et s'en passera probablement. Le sapiçns 3 étant celui qui se pense comme individu d'un groupe et le cogénère. Il est dans le mythe. Nous sommes là en plein processus alchimique, n'en déplaise au activistes de "la lutte contre la pensée magique homéopathique et la pseudo mémoire de l'eau".... C'est un phénomène que l'on perçoit très bien en informatique où en paléogénétique : Il n'arrive jamais que celui qui a été le premier dans une révolution le soit dans la suivante, Il est simplement arrivé à son niveau d'incompétence, et s'avère incapable, étant trop structuré, de s'adapter à une autre structuration ; hou hou, Darwin ? Merci Gould ! Mais en plus tout ceci n'est que la face visible d'autre plan présents dans le spectre non visible.
Jean Loup
23 05 2000
Dédicace pour Chroniques dioises
à Francine, l'entité soeur incarnée qui s'est éteinte,
à Agathe, mon petit être de lumière qui me fit la joie immense de m'élire en paternité, à Sophie,
à ma famille
à tous ceux dont j'ai traversé la vie, où qui ont traversé la mienne.. ...
à vous toutes et à vous tous, avec une attention particulière pour Agathe, je me sens le devoir de vous raconter une histoire, la mienne, tant que je peux encore le faire. Cela vous sera peut être utile, qui sait. Encore un qui va nous débiter ses salades ! Disons que cela fait partie de la thérapie. Vous avez dit thérapie ? Si l'on considère qu'après une intoxication alimentaire il faut se soigner, je dis thérapie. Projeter une expérience de vingt et un ans, plus même, est un processus thérapeutique. Si penser qu'une expérience individuelle peut servir à d'autres, puisque l'expérience partagée est la base de la relation sociale et de la connaissance, oui il y a processus thérapeutique. Si on rejoint la spagyrie, l'homéopathie, et que l'on se retrouve à flirter avec les traditions les plus anciennes et les sciences de pointes, et que cela s'enchaîne, autant le dire.
Disons que cela a commencé il y a bien longtemps. Vous savez, quand mes parents ont fait cellule commune, je me suis retrouvé composé de la moitié de chacun d'eux, issue de deux lignées biologiques. Chacun étant né de la même façon, nous devons admettre qu'il y a permanence biologique, avec des boucles de rétroaction, le modèle cybernétique est ici valable, puisqu'il n'y a pas eu rupture des chaînes. Je suis donc vivant depuis que l'homme s'est incarné, et peut être même avant. Et quelque part j'ai toute l'expérience, la mémoire de tout ce que cette entité a vécu. Je peux donc affirmer que je suis depuis la nuit des temps. Si vous désirez vous asseoir, allez y. Parce qu'à priori, vous êtes dans le même cas. Il est probable que vous ayez déjà utilisé ce support biologique, ce vêtement de chair. pour Incarner votre corps de lumière à plusieurs reprises. Mais vous en avez certainement utilisé d'autre aussi. N'ayez pas peur de vos racines. Vous êtes passés par où vous êtes passés et votre expérience est la votre. Et si un confit prétentieux a l'outrecuidance de vous asséner une généalogie de dix siècles, la votre remontant à l'apparition de Cromagnon, soixante dix mille ans au bas mot, gardez le sourire intérieur. J'ai au moins, vous avez, soixante dix mille ans. Et vous pouvez revisiter cela. Toujours assis ! Bon je vais essayer de vous apporter un peu de lumière !
Je suis né dans le vendômois, dans un pays où la structure agricole traditionnelle existait encore juste après la guerre. Je fait partie de cette génération qui arriva à partir de 1942, et fournit ce que l'on appela le baby-boum. Le coin a un très long passé, fourni, qui le rattache à la plus haute antiquité ; et on peut y déchiffrer la généalogie des cultures depuis que l'homme taille la pierre, avant sans doute. On y pratiquait la polyculture-élevage ; on y était catholique. Les parents étaient fort pratiquants, et leurs croyances guidaient leurs pratiques. Quand nous avons fêté leurs noces d'or, ils étaient toujours amoureux. Paradoxalement, c'est un modèle lourd à porter. Je suis donc né à Artins, dans le Loir et Cher, juste à coté de Trôo, et de Saint Jacques.
Sur nos terres se trouvait un atelier de taille paléolithique. je dis trouvait, parce qu'un carrier est passé par là. On trouve aussi dans le coin des mégalithes, un camps romain
Le 10.06.2000
La loi de compression
Vous n’avez sans doute jamais entendu parler de la loi de compression de Delpech. Ce cher homme était médecin ; Selon cette loi, il existe un rapport écologique entre notre taille, et la façon dont nous mobilisons notre organisme. En clair, dans la société agricole, par exemple, le fait de devoir porter très tôt de lourdes charges, de travailler physiquement durement, noue la musculature, ce qui a pour conséquence de «comprimer» le squelette. La pression de la musculature empêche le squelette de s’allonger. De fait, c’est aussi une façon d’économiser l’énergie, de limiter les risques de casse. La nature est très bien faite.
Un éthno-physiologiste pourrait ainsi vous expliquer les rapports existants entre notre forme extérieure et notre environnement : Que les pygmées sont noirs, petits, avec le nez en trompette, pour vivre en forêt tropico-équatoriale humide ; que les Mongols sont petits, jaunes, avec les yeux bridés et le nez épaté, pour vivre dans des zones très froides et neigeuses.
Ils pourraient également vous expliquer le rapport entre notre alimentation et notre physiologie (et notre comportement. !) .Etant donné que nous ne nous fatiguons plus trop, enfin moins, et que nous bâfrons plus de produits laitiers(destinés à faire grandir très vite des veaux), nous nous sommes mis à grandir. Parce que la compression a considérablement diminué.
Mais où ce brave Delpech avait vu juste quant à notre constitution physique, il n’avait pas vu que sa loi avait des applications dans d’autres domaines que la physiologie.
La plus part des règles, principes, conventions qui structuraient nos vies voilà encore cinquante ans, ont volé en éclats. Les généralistes et les médecins militaires avaient remarqué depuis longtemps que le temps de la conscription était souvent un temps de grande croissance. Simplement que les bidasses qui échappaient (enfin) à la pression familiale, grandissaient et passaient à la maturité. Depuis qu’ils sont sortis(involontairement, elle disparaît.) de la forêt, les pygmées grandissent.
La loi de compression de Delpech marche aussi au niveau social. Dans une société ou la transgression devient la règle, il est logique que les ultra libéraux s’acharnent à faire sauter tous les verrous, lois, conventions, pouvoirs politiques, pour croître, se développer à la taille mondiale ; à devenir des géants (c’est eux qui le disent).
L’inconvénient, dans un système cybernétique-écologique, de la non limitation au développement d’un «organisme », est que cette croissance tend à être exponentielle, et finit par sécher le système en lui piquant trop d’énergie. C’est exactement le problème du parasite qui finit par faire crever son hôte. C’est celui du feed-back qui fait claquer un système.
Mais tout système génère son antagoniste : C’est le principe de l’acquisition de l’immunité.
Si donc nous pouvons nous fier aux lois de la nature, ce darwinisme socio-économique dont ils se réclament, sans bien en saisir tous les aspects, nous pouvons donc prévoir que, si la révolution technologique permet actuellement à ceux qui s’en sont emparés de croître sans mesure ni contrainte (si ce n’est celles qu’ils s’imposent entre eux par leur propre logique), que la résistance va s’organiser, et qu’un contre pouvoir va les «civiliser », les humaniser.
C’est, de toute façon, une question de survie. Sachant cela, on peut parfaitement commencer à anticiper le devenir.
Le problème majeur est qu’il est très probable que nous avons déjà dépassé le stade où notre impact sue le biome-Terre, a atteint un point de non-retour. Parce que nous oublions un peu trop que la Terre, l’écosystème sur lequel nous vivons, est un méta organisme ; que cet organisme biologique possède donc une physiologie. L’apparition de réactions immunitaires symptomatiques violentes(prévisibles et prévues) en surprendra sans doute beaucoup.
Les conséquences en sont immenses, et la majorité des prévisions des futurologues risquent bien d’être prises à contre pied. Et à l’aune d’un siècle et demi, il pourrait bien y avoir des surprises sur l’évolution, pour avoir négligé la loi de compression de Delpech.
Qui veut prendre des paris ?
Jean Loup
Le 19.6 2000
Sans remords!
D'habitude, à la même époque, pour mon jour de repos, dans un raffut infernal et avec un doux fumet d'huile de ricin et de gaz d'échappement, je passe mon temps à surveiller mes bestioles et ma gamine, et à contempler, une horde de zigotos en combinaisons trafiquer devant chez moi et s'étaler sur ma terrasse. Je précise, ma maison est près de la route, légèrement en retrait, et la course Terres Dioises, très largement subventionnée par la commune de Die, vient écumer la région et faire vroum-vroum devant ma porte.
Il y a de cela très longtemps, quand j'étais en phase pubertaire, ce genre d'activités m'attirait. Depuis, j'ai grandi, et je trouve maintenant que c'est très polluant, très bruyant, écologiquement agressif. Alors supporter cela devant chez moi, c'est beaucoup me demander.
Hors, cette année, j'attendais le passage de a horde. Mais ils ne sont pas passés devant chez moi. Ils sont passés ailleurs. Et j'ai pu passer mon samedimanche tranquille, à jardiner, sans craindre que ma chatte et ma gamine se fassent écrabouiller. Quel soulagement! Le chant des oiseaux, le hennissement des chevaux, traverser la route sans crainte……. La paix!
La course n'est pas passée devant chez moi, et j'en suis ravi. Et je n'en ai pas honte. Et c'est bon. Pourvu que cela dure.
Le vieux dans la montagne.
Romeyer, le 24.6.2000
EXPERIENCE ET MEMOIRE COLECTIVE
Je me souviens d’avoir vu des extraits d’un spectacle donné à Nanterre, je crois, monté avec et pour des gens issus de l’immigration musulmane. Une phrase m’avait frappé qui disait, grosso modo, qu’il était totalement inacceptable d’envisager que le déclin de l’Islam puisse avoir des causes internes, issues du cœur même de l’Islam.
Si l’Islam avait régressé ce ne pouvait venir que de Dar el Gharb, l’extérieur impie . Et de fait, il est de bon ton, en Dar el Islam, depuis une dizaine de siécles, de mettre sur le dos de l’occident tous les malheurs de l’Islam.
Soyons sérieux et un tout petit peu objectifs. Allons même jusqu’à dire scientifiques. Si les principautés arabes rongées par les guerres intestines, l’implantation des seldjoukides, n’avaient passé leur temps à se tirer dans les pattes, jamais les croisés n’auraient pris Jerusalem et n’y seraient restés aussi longtemps. Si les arabes et les kabyles d’Al Andalous ne s’étaient pas entredéchirés, Grenade, Toléde, Cordoue seraient peut être encore musulmanes.
Pourquoi diable les slaves ont-ils réussi à virer les turcs des khannats de Crimée et du pourtour de la mer Noire ? Pourquoi les turcs n’occupent-ils plus Buda et Pest, et les Balkans ?
Pourquoi les pays musulmans sont-ils dans les peuples les plus arriérés, les plus instables, les moins démocratiques, les plus violents, ceux où l’espérance de vie est la plus courte, où la vie humaine a le moins de prix, où l’esclavage a encore cours ?
Pourquoi ?
Pourquoi, alors que soit disant, le Prophète aimait tant les femmes et les protégeait avec tant de ferveur, pourquoi les femmes sont-elles pas mieux traitées que des chevaux ou des chiens en terre d’Islam ?
Pourquoi, alors que le Prophète révérait tant les sciences, fait-on la chasse aux chercheurs et brûle-t-on les livres dans des terres d’Islam ?
Pourquoi, alors que le Prophète réprouvait la drogue, tant de pays islamistes sont-ils gros producteurs et trafiquants ?
Pourquoi, quand un pays vire islamiste, la terreur s’y installe-t-elle ?
Cela fait des siècles que cela dure !
Cela fait des siècles que l’occident progresse et que l’Islam régresse !
Cela fait des siècles que les musulmans s’estiment bafoués et veulent se venger de la réussite de l’occident et de leur échec ! Quand les musulmans sortiront-ils du cauchemar islamiste ? Quand sortiront-ils de l’infantilisme ? Cela fait des siècles qu’ils s’acharnent à être encore plus musulmans, et que s’agrandit encore plus la spirale de leurs échecs.
Et l’échec de l’Algérie, de la Lybie, de la Tunisie, de la Syrie (Mon dieu, les obsèques de Haffez !), de l’Irak, de l’Iran, du Yemen, de l’Afganistan, du Pakistan, du Bengladesh, de l’Indonésie, de la Malaisie est flagrant ! Alors, quand je vois que des groupes de gens du Nigéria, de Jolo, veulent devenir islamistes, je pense que c’est à désespérer !
Pourquoi un si grand malheur pour de si petits pays ! Faudra-t-il que ces pauvres gens boivent la coupe jusqu’à la lie de l’horreur pour enfin comprendre !
Le vieux dans la montagne.
Romeyer, le 24.6.2000
2000
Intro pour Le Livre de Lug.
Si partager le livre, voyager dans le livre, lâcher prise dans l'écrit et plonger dans la mémoire, aller au delà du livre et retrouver le Verbe, passer de l'individuel au collectif pour rtrouver l'individu, passer de la mémoire individuelle à la mémoire collective, faire ses humanités, quester, ont un sens, vous faites déjà partie des gens du livre.
Si nous sommes cinq milliards et demi, combien auront accès au virtuel, et combien pourront appendre à lire ? Le virtuel rapportera certes plus vite, mais le livre durera plus longtemps, et ne tombera pas en panne. Le livre permet l'intégration de la complexité. Le devenir est entre les mains des gens du livre. Du virtuel te défiera, sur l'écrit te fondera.
Bienvenue dans l'Arche de Néo.
VOUS AVEZ DIT REVOLUTIONNAIRE
Jadis, dans une vie antérieure presque, aie-je encore le droit de parler de jeunesse,.j’avoue avoir soutenu la plus part des mouvements de libération de l’époque.
Je reconnais avoir eu des sympathies pour les basques de l’ETA quand ils combattaient Franco et les phalangistes ; pour le FLB quand ils faisaient péter les relais de l’ORTF ; pour les corses quand ils faisaient tourner en bourriques les flics.
C’est vrai, bien qu’anti militariste, j’étais fasciné par l’usage de la violence libératrice.
Depuis, j’ai mûri. Chronos est passé.
La démocratie s’est imposée en Espagne, et on y a le droit de penser, de s’exprimer, de voter, d’aimer qui on veut, de lire et d’écouter ce que l’on veut.
Le breton est très tendance, les écoles diwans se portent bien, les fest nozs sont des must, et il y a du travail au pays.
I Muvrini est connu mondialement, on peut parler corse, les affairistes se font les couilles en or dans l’île de beauté.
En fait, tous ces «nationalistes » ne sont pas bien différents des lepénistes, et leurs discours «révolutionnaires » ne sont que des caches sexes pour des activités aussi mafieuses que peu démocratiques. Quant aux basques, il faut être aveugle pour ne pas voir que le masque du nationalisme ne cache même plus la face hideuse d’un fascisme morbide et sanguinaire, ordinaire.
Il y a belle lurette que ces mouvements ont dérapé dans le grand banditisme fanatique, dans ce qui est le plus éloigné de la démocratie.
J’ai trop fréquenté les mouvements gauchistes, «révolutionnaires », pour ne pas reconnaître cette fuite en avant dans le radicalisme forcené, cette nécrophilie de combat jusqu’auboutiste quand la réalité ne veut pas plier à sa volonté.
Que des mouvements de résistance violente se soient levés contre des systèmes oppressifs et involutifs, c’est dans l’ordre des choses. Je présume que si j’avais été placé dans ces conditions, j’aurais rejoint ces mouvements, tout en sachant pertinemment le prix à payer. Mais ce n’est plus le cas !
Les démocraties occidentales ne sont certes pas parfaites, et je me garderais bien de prétendre le contraire. Si les démocraties utilisaient les mêmes moyens que les régimes totalitaires contre l’ETA, l’ARB, le Canal Historique, le problème serait vite réglé. Mais nous sommes précisément en état de droit, et ce sont eux qui récusent le droit. Ils ont le droit en horreur ! ! !
Donnez l’indépendance à le Corse et dans les cinq ans qui suivent, ce sera une zone de non droit, un paradis barbouzard et mafieux, un porte avions pour tous les trafics et tous les blanchiments. Les mecs de l’ETA n’ont rien à cirer de la démocratie et d’Euskadi. Leur seul objectif est un pouvoir totalitaire qui leur permette de mettre en coupe réglée un pays basque où personne n’oserait les contrarier, où ils pourraient régner en maîtres sur un troupeau servile !
Cela, dans un cas comme dans l’autre s’appelle du totalitarisme. Relisez donc Ringolévio, le passage sur le «discours révolutionnaire » en Angleterre !
A un concert du Chicago Art Ensemble à la Mutu, au début des années 70, bien chauffé par quelques morceaux vigoureux et quelques slogans incendiaires, je me serais bien tapé quelques flics à la sortie.
Je crois que ce que je leur reproche le plus, c’est de s’être bien foutu de ma gueule, et d’avoir exploité mon idéalisme et ma crédulité. Il y a d’étranges passerelles entre ces gens et les sectes. Il faudrait voir si on ne pouvait pas leur appliquer la même législation.
Il faut dénoncer ce terrorisme pseudo révolutionnaire, et appeler un chat un chat, un assassin un assassin. Derrière le masque révolutionnaire se cache un vulgaire totalitarisme.
Le vieux dans la montagne.
10 2000
Le livre de Lug. Tome 3. Vers 2160
Le pilote, Tua Gargan, d'ascendance basque, avait pris la route que czq ancêtres connaissaient depuis des millénaires, et qu'ils avaient transmis aux portuguais et aux espagnols, pour qu'ils découvrent l'Amérique. Il avait pris la route du nord, celle qu'avaient sui vi également les irlandais et les vikings de Erick le Rouge.
Cette rout avait l'avantage d'être plus courte que la route des alizées. Elle avait aussi un inconvénient, l'Atlantique nord, là où le Gulf Stream rencontre les masses polaires, d'être une zone passablement sujette à agitation.
Et les agitations de l'Atlantique nord, cela peut donner des creux de 15 métres, des gifles à plus de 120 km/h. Dans la mémoire des marins qui allaient pêcher la morue, ou chasser la baleine, dans les anciens temps, nombreux étaient les récits de vagues monstrueuses, de tempêtes effroyables, qui ne faisaient pas de cadeau à ceux qui les affrontaient. L'enfer aquatique, dans les mémoires, se situait tout autant dans le froid, que dans les cyclones tropicaux.
Et trois semaines après leur départ de La rochelle, la Flotte des gens du livre, affronta une de ces colères de l'Atlantique nord. Ballotés, giflés, secoués comme des fétus de papier, grace aux ancres flottantes et à la détermination des pilotes, ils réussirent à s'en sortir.
Pas vraiment intacts. Ils avaient perdu plusieurs hommes, une partis des matures. Grace aux équipements de communication, ils réussirent à rester en contact et à se regrouper après le choc.
Ce n'était pas le grand pieds. Les bordage avaient disparu sur de bonnes longueurs, des voies d'eau que les pmpes avaient bien du mal à évacuer, et qu'il fallait calfater rapidement, des matures à revoir, souvent diminuées de plusieurs mètres, des cordages à changer, des voiles déchirées, à repriser, changer. Les cales avaient souffert, une bonne partie des provisions n'avait pas apprécié l'eau salée, et les provisions d'eau avaient été sérieusement diminuées.
Il y allait en avoir au moins pour une semaine à rester à peu près en panne. « L'Amiral »s'inquiétait fort pour l'avenir de sa mission, mais il n'y avait pas vraiment urgence. La perte d'une bonne partie de la bouffe le tarabustait profondément. Il allait donc falloir se fournir sur le milieu.
Alors, on organise un concours de pêche à la ligne ! Comme il y a deux siècles !
Au troisième jour de réparation et de pêche, une vigie cria qu'une troupe de baleines était en vue et soufflait. En fait de baleines, c'était des orques. Quelques uns voulurent tenter d'en pêcher une, pour la manger. Mais, pêcher un orque de 5-6 tonnes ne se fait pas avec le même appareillage qu'une morue. On pouvait toujours tenter de gabriquer un harpon, mais encore fallait-il l'approcher ! Et la plus part des annexes avaient disparu dans la tempête. Alors, risquer d'en perdre encore une, risquer de perdre un homme, était hors de question.
Et puis, ce qui aurait semblé tout naturel deux siècles auparavant, voire même un siécle, était devenu simplement incongru maintenant. La bêtise, la cruauté et la rapacité des hommes avaient failli faire disparaître la flore et la faune de la planète, et provoqué la sixiéme extinction. Les éléments s'étaient chargé de mettre fin à l'immaturité humaine, et de briser pour longtemps ses prétentions à la totipotence.
Les gens du livre avaient compris, déjà bien avant la transgression, qu'intervenir sur l'environement avait un prix. Et surtout, l'étude avait montré que les animaux, en général, et les mamifères en particulier, étaient nos proches parents, que nous étions interdépendants, et que l'on ne pouvait pas les traiter comme des objets.
Harponner un orque, n'était pas loins de tuer un homme ! Ce n'était pas un problème de survie. C'était un problème de respect et de conscience.
Hors, les orques qui tournaient autour des vaisseaux, avaient un comportement étrange. D'abord, ils gardèrent une distance respectable. On aurait presque dit qu'ils jaugeaient les vaisseaux, les marins. Tout le monde savait qu'avec leur sonar, ils étaient capables de voir l'intérieur des vaisseaux, et des humain.
Que pouvaient-ils savoir de plus ? Que feraient-ls de ces informations? L'Amiral se souvenait encore de la lecture datant de l'autre siècle, d'un certain Barjavel. Une histoire de baleine, se déroulant dans l'Atlantique sud, lors d'une guerre entre l'Angleterre et l'Argentine !
Il ordonna de ne surtout rien faire contre les orques. Et de les observer attentivement.
Les orques, un groupe d'une vingtaine d'individus, vingt et un, précisément, restèrent à distance un moment. Ils plongeaient, soufflaient, sautaient, tout en se rapprochant imperceptiblement. En restant groupés.
Puis, l'un d'eux s'approcha, et se lanca dans une série de figures pour le moins inattendues, et fort spectaculaires. Les marins avaient tous déserté leurs travaux, et, massés sur le bordé, regardaient, sidérés, le spectacle époustouflant que leur prodiguait l'orque.
Après une exhibition de près de dix minutes, l'orque s'arréta, et la tête dressée hors de l'eau, semblait fixer les spectateurs en vocalisant. Une salve d'applaudissement et de hourras salua la prestation.
Il eu l'air satisfait, et plongea.
Il se produisit alors quelque chose d'incroyable : Dans la minute qui suivit, ce fut la totalité du troupeau qui se livra en exhibition. Un spectacle à vous en couper le souffle.
Le pilote, qui se tenait près de l'Amiral, marmona : « Bon dieu ! C'est incroyable ! On dirait qu'ils exécutent un spectacle comme ceux qu'ils organisaient dans les parcs marins au siècle dernier ! Mais, là, ce sont des animaux sauvages ! D'où sortent-ils ? Comment cela est-il possible ? Qu'en pensez vous, chef ? »
« Ca, mon vieux, j'aimerais bien le savoir. J'aimerais aussi savoir pourquoi ils sont là, avec nous, ici, maintenant. En plein Atlantique ? Cela ne vous surprend pas, vous ? «
« Vous pensez qu'ils ne sont pas là par hasard ? C'est impossible ! »
« Comment ont-ils su que nous étions ici, et pourquoi nous font-ils ce numéro, d'après vous ?Rappellez vous les légendes sur les dauphins qui viennent aider les naufragés. Les orques sont, un peu, des dauphins géants, mais ils ont un comportement anormal pour des animaux sauvages. Effectivement, et je ne sais pas pourquoi, mais il se passe quelque chose d'extra-ordinnaire. »
Très vite, les interrogations de l'Amiral se propagérent dans l'équipage, et fusionnèrent avec celles des marins.
Quand la sarabande cessa, et que les vingt orques « saluèrent », une véritable salve d'acclamation les salua. Cela eut l'air de leur plaire. Et ils manifestèrent ce qui ressemblait à de la joie. Puis, ils s'approchèrent des vaisseaux.
Très vite, quelques hommes tentèrent d'entrer en contact avec eux, en tapant des mains, en faisant du morse, en criant, en tapant dans l'eau. Là, le résultat fut moins probant. Les orques semblaient un peu perdus; Il fallait obliger les « interprètes » à se civiliser, et à s'exprimer chacun son tour.
La majorité ne sembla pas vraiment déchainer de réaction de la part des cétacés. Finalemnt, le pilote se souvint du langage des bergers dans quelques vallées pyrénéennes. Le langage sifflé. Il se lança alors dans un curieux manège.
Les orques s'approchèrent et manifestèrent une attention inattendue. L'un d'eux s'approcha tout près, à touche bordé, et entama ce qui, en d'autres lieux, aurait pu passer pour un diologue. De temps en temps, il se retournait, plongeait, et allait retrouver ses congénères. Puis revenait.
Les équipages, l'Amiral, étaient fascinés. Des mots comme miracle commençaient à circuler.
C'est alors que l'Amiral vint près du pilote, et lui glissa : »Essayez donc de lui dire que nous avons besoin d'aide après la tempête. Que nous manquons de nourriture. Pour voir. »
« Et comment voulez vous que je leur raconte cela ? »
« Démerdez vous ! »
Le pilote hésita, puis se lanca dans une interprétation improvisée, aussi gestuelle que sifflante.
Le cétacé eut l'air surpris, inclina la tête. S'il est possible à un orque de froncer les sourcils, c'est ce qu'il fit. Hochant la tête par moment, verticalement, et sur le côté.
Le pilote se fit descendre sur une balançoire au ras de l'eau, entra carrément dans l'eau pour mieux communiquer. Nul se saurait dire ce que comprit le grand mamifère. Mais il retourna voir ses copains de migration. Ils auraient tenu une AG qu'ils ne l'auraient pas fait autrement.
Puis ils s'éloignèrent, et disparurent au loin.
Les marins restèrent accrochés aux bordés un long temps. Silencieux. Puis comme déçus, bavardant par petits groupes, ils lachèrent le bordé et retournèrent à leurs tâches.
Le jours tomba. La nuit passa . Un manque silencieux règnait.
Au petit matin, à peu près une heure après le lever du soleil, la vigie hurla que les orques étaient de retour, et qu'elles soufflaient. Tout le monde se précipita aux bordés.
Les orques étaient de retour, en un arc de cercle assez large. L'étrange de cette formation spatiale était renforcé par le fait que, à l'interieur de l'arc, la mer semblait briller et buller. Comme si elle avait été portée à ébullition !
Quand ils furent suffisement près, les marins comprirent que cette agitation de surface, ce brillant, était du à la présence grouillante d'un banc de morues affollées que les orques poussaient devant eux, vers les bateaux !
Les marins n'en croyaient pas leurs yeux. Il suffisait de lancer quelques lignes, même sans appat, pour attrapper les poissons. On joua de la gaffe à qui mieux mieux. La frénésie des gros poissons était telle qu'ils sautaient littéralement sur les ponts. Et plus les orques se rapprochaient, plus la pêche était miraculeuse.
Des images bibliques jaillirent dans les esprits des marins et de l'Amiral. Tibériade ! Si, en plus, Léviathan passait de l'autre côté et servait l'Eternel en servant les hommes, c'est que quelque chose se produisait !
La frénésie des marins pour capturer les poissons n'eut d'égale que celle des morues à échapper à leurs terrifiants prédateurs.
Seulement, si les provisions de sel pouvaient permettre de conserver quelques barils de morues, le reste devait être consommé frais. Ou séché. Ou redonné aux orques.
Mais avant, les matelots firent une véritable hola aux orques. L'Amiral appella cela le moteur à quatre temps. Le tout est que les orques semblèrent apprécier la manifestation bruyante et odorante des humains. Ils eurent également l'air de goûter le repas pantagruellique que leur offrirent les hommes. A leur tour, ils se livrèrent à un ballet aussi éclaboussant que bruyant en l'honneur des hommes.
Le pilote continua d'essayer de communiquer avec eux, et ils restèrent près des vaisseaux, venant parfois quémander une caresse, une gratouille de langue, ou asperger copieusement et malicieusement la moitié d'un pont d'un coup de queue, ou en retombant, obligeant ainsi une douzaine de mataffs à aller se changer. Pour laver les ponts, c'était très pratique.
Pendant les douzes jours que durèrent les réparations, les orques restèrent là. Tout le monde avait été baptisé. Chacun les reconnaissait sans faillir, au dentellé de leur caudale, à la disposition de leurs taches, à leur taille, à leur cicatrices. C'était vingt individus qu'ils connaissaient, qu'ils saluaient tous les jours.
Une sorte d'alliance semblait s'être formée entre les orques et les hommes !
Mais l'attitude des orques ne cessait de tarauder l'Amiral, le pilote, et le maitre des livres. Cette étrange proximité, cette noblesse libre et sauvage, mais affectueuse aussi, les intrigaient profondément.
Quand les vaisseaux reprirent leur route, les orques les escortèrent. Pendant tout le temps des travaux, le maitre des livres n'avait presque pas quitté la bibliothèque, mangeant à peine, absorbé dans tout ce qu'il trouvait sur la faune marine, les cétacés. Il trouva des études, datant du début du siècle dernier, sur le language des orques. Il trouva également des documents sur une expèrience qui avait eu lieu à cette époque. C'est alors qu'il trouva une histoire qui l'accrocha. Les hommes de l'époque avaient réalisé trois films animaliers, du hollywood pur sucre, sur la « libération » d'un orque, maltraité et exploité par de vilains affairistes, par un gamin ! En se contrefichant totalement de l'orque qu'ils avaient fait jouer dans les trois films et qui leuravait rapporté des sommes astronomiques. Mais la pression de l'opinion avait été telle qu'il avait bien fallu s'occupper de cet orque, Keiko, qui croupissait dans un bassin étriqué. Un formidable élan de solidarité avait amené à collecter des sommes énormes et des bonnes volontés pour rendre sa liberté à Keiko. Et se déculpabiliser !
Après des mois, des années de préparation, Keiko avait été relâché près de l'Islande, et il s'était joint à un troupeau d'orques sauvages. Keiko était l'orque qui avait le mieux connu les humains. Il avait été, aussi, l'orque le mieux connu scientifiquement. Il avait été perdu de vue vers 2003.
Alors, une idée germa dans l'esprit du maitre des livres. Se pourrait-il que Keiko ait transmis son expérience aux orques sauvages qui l'avaient adopté ? Se pourrait-il que ces orques soient les descendants de ce groupe d'orques, et qu'ils aient conservé la mémoire de cet événement ?
Il s'en ouvrit à l'Amiral et au pilote. Et il proposa de tenter une expérience. Il y avait un peu de matériel électro-mécanique à bord. Il y avait un électro-mécanicien. Il y avait les études sur le language des orques. Pourquoi ne pas lancer une tentative de dialogue ? Il se fit traité d'illuminé, de spiritualiste, de holiste. Il tint bon. Les orques, avec les dauphins, étaient les mamifères dont les hommes avaient commencé à déchiffrer le language, avant la chute de la transgression. Pourquoi ne pas reprendre le fil là où il avait été abandonné ?
Il insista tant et bien, avec une telle fougue et une telle exaltation, qu'on lui accorda de monter sa bidouille, pendant trois jours. Un assemblage hétéroclite de fils, de diodes, de transistors, d'amplificateurs, de vibreurs, de clavier, d'écrans, assez informe, il faut le confesser.
Mais, au troisième jours, avec le pilote, devant tous les marins agglutinés derrière, le maitre des livres immergea deux trucs au bout d'un cable. Le pilote siffla la matriarche. Et le maitre des livres, duement chapitré par le mécanicien, perché sur sa plate forme au ras de l'eau, au bout d'un filin, deux écrans devant lui, commenca à taper, puis envoya.
La matriarche eut l'air très intéressée. Elle tourna autour du truc qui pendait dans l'eau, puis elle lacha une série de vocalisation, de vibrations modulées, qui se répercutaient dans un haut parleur. Cela se traduisait sur un des écran par une série de diagrammes que le maitre des livres mit en conserve. Le déchiffrement n'était pas évident du tout. C'était tellement différent du latin, du grec, du chinois !
C'était un language subaquatique, exprimant ses sensations, des émotions, d'êtres qui ne vivaient ni l'espace ni le temps comme les humains ! Mais qui possédaient une structure sociale, un language spécifique, un apprentissage.
Il se concentra sur la structure sociale, et tenta d'adapter ce qu'il avait trouvé dans les anciens textes, en espérant que ce qu'il avait compris n'était pas faux.
Il épella ce qui semblait être l'appellation de : »vieille mère de famille »et « vieux porteur de mémoire du groupe ». Et envoya. Puis il s'essaya à vocaliser aussi.
La matriarche regarda d'un air surpris l'hydrophone, puis l'homme qui était sur la plate forme. La simultanéité des deux signaux acoustiques semblait l'étonner; Elle n'avait jamais rencontré d'homme, et voilà que celui qu'elle avait devant elle lui exprimait quelque chose qui ressemblait à un language de bébé orque, avec un sérieux problème d'élocution ! Et un prononciation épouvantable !
Elle reprit ce qui venait d'être dit, et cela s'afficha sur l'écran et dans le haut parleur. Cette répétition semblait l'intriguer. Pas autant que le maitre de lecture, quand il réalisa qu'il venait de se faire reprendre comme un gamin bêtassou par sa maîtresse. Il en rugit de joie. Puis il se mit à taper frénétiquement sur son clavier. Puis envoya et vocalisa.
La réaction de la matriarche fut une sorte de hullulement qui fit rappliquer toute la troupe auprès de l'hydrophone.
Là, le maitre de lecture paniqua. Il était incapable de décrypter. Il eut soudain une idée ! Il tapa Keiko, et envoya et vocalisa. La troupe d'orque se tut d'un seul coup. Un silence palpable règna sur la mer et les vaisseaux.
Le maitre des livres vocalisa de nouveau » Keiko ». Puis une troisième fois.
Alors les vingt orques vocalisèrent en coeur : « Keiko » « Keiko » « Keiko! »
Et la matriarche lanca une nouvelle vocalise, très puissante, qui satura le haut parleur, et s'afficha à l'écran. Le maitre des livres fixa l'écran, abasourdi. Puis il marmona quelque chose. Puis il le répéta à haute voix crescendo : »Keiko, grand père, Keiko, grand père, Keiko, grand père. Amiral, Keiko était le grand père de la matriarche. Nous sommes en présence des descendants de Keiko ! Willy a survécu, et a transmis son histoire à sa famille ! »
Dire que la joie explosa sur les ponts serait une sinécure !
Le maitre des livres se lanca dans un enchainement de frappes échevellées et de vocalises.
Et la matriarche répondit !
Et quelque chose qui ressemblait étrangement à ce qui se passait sur les ponts, se produisit sous l'eau et à la surface. Ce fut le ballet aquatique le plus fantastique jamais vu de mémoire de marin. Un souvenir remonta à la mémoire du maitre des livres, tiré des archives des temps avant la transgression; Une jeune nageuse française, Marielle Herman, non, Murielle Hermine, avait brillé dans ce qui s'appellait alors, la natation synchronisée. Et là, par une sorte de miracle, il avait sous les yeux vingt et une Murielle Hermine de cinq tonnes qui lui offraient un époustouflant ballet de natation synchronisée sauvage ! Ce fut aussi une formidable douche, un baptéme comme on n'en avait jamais connu. Un groupe de mataffs amena la plus grosse pompe sur le pont, et arrosa les orques qui les aspergeaient. Ca braillait dans tous les coins. Ca gesticullait. Ca sifflait. Ca vocallisait. L
e maitre de lecture avait beaucoup de mal à se concentrer sur sa communication. Sans arret, les hommes lui demandaient de « leur dire.. ». On lui demandait ce qu'ils disaient. A moins qu'ils lui demandent comment aimer se traduisait, à moins que ce soit manger, draguer, mettre bas, copuler ! Tout ce qu'un humain pouvait vouloir dire à sa petite amie, ou son petit ami qui ne parle pas la même langue, y passa.
Ce jour là, on ne mangea point. Et il fallut que le soleil se couche pour que le calme revienne, due le dialogue prenne fin. Dire que tout le monde dormit cette nuit là serait un mensonge éhonté. Durant des siècles, des milliers d'années, les hommes avaient eu du mal à dialoguer entre eux. Mais, ce jour là, ils avaient dioalogué avec une autre race ! C'était comme si les humains avaient réussi une rencontre du troisième type avec des extra-terrestres ! Les esprits étaient bien trop échauffés pour que quiconque puisse dormir.
En plus, quelques bouteilles circulèrent pour appuyer les discutions qui n'arrétaient pas. Par contre, sur les cinq heures, un méchant coup de barre, une sorte de blanc sur l'antenne, saisit tout le monde. Cela ressemblait un peu ç une superbe gueule de bois !
Et quand les hommes, encore légérement déphasés, ressortirent sur le pont, les orques étaient encore là.
Est-ce que les orques peuvent avoir la gueule de bois à force de veiller et de travailler du chapeau et de tchatcher toute la nuit ?
C'est la question que se posa le maitre des livres en les voyant.
La naviguation se poursuivait, très ralentie, agrémentée du commerce avec ceux qui étaient maintenant de fidéles accompagnateurs
Une semaine après, la vigie cria : »Terre en vue ! »
Pour la première fois depuis soixante et onze ans, le contact direct se rétablissait entre l'europe et l'Amérique. Cette expédition qui avait mobilisé une partie des ressources de la toute jeune et encore fragile europe, touchait à son but. Armer vingt un vaisseaux, presque dix milles tonneaux, réunir huit cents marins hauturiers entrainés, constituer un thésaurus de deux cent dix mille volumes, donc les éditer, ce qui implique toute une série d'activités à mettre en synergie les mettre à l'abri de l'eau, constituer des provisions pour deux mois, réunir du matériel arattoir, des semences, des plants, des chevaux de trait, des vaches, de la volaille, des porcs, de la nourriture pour tout ce cheptel, des panneaux solaires, des éoliennes, quelques piles à combustible, et bien d'autres choses encore, avait demandé un énorme travail de recherche pour s'assurer des processus de fabrication, de remise en marche d'activités qui avaient quasi disparues, de collecte de matériaux.
C'était toute une économie qu'il avait fallu remettre en marche. Pour cela, il avait fallu former des techniciens, fabriquer des outils. Il fallu construire un port, des bassins, des chantiers, des corderies, des voileries, développer les cultures adaptées, là encore, former des techniciens, fabriquer des outils, une infrastructure.
Il fallut douze ans pour tout cela.
L'Arche de Néo trouva là sa pleine et entière fonction de préservation de la mémoire, de transducteur. L'Arche était devenu une véritable ruche, bourdonnant de mille activité, envoyant des émissaires un peu partout, collectant l'information, la transmettant, regroupant les bandes de survivants isolés, les confortant, fondant des succursales pour propager les savoirs et les mettre en action.
L'Arche de Néo était une cellule souche qui se dupliquait et se différenciait. La vie avait repris en europe après la transgression grace à l'exo-mémoire. La sixiéme extinction était surmontée.
Homo Sapiens trois avait pris son essors en europe !
Après soixante et onze ans de rupture, l'europe reprenait pied en Amérique.
Aux derniers contacts, une bonne partie de la côte ouest avait été ravagée et submergée. La côte sud avait été balayée et submergée. La côte est avait été sumergée et ravagées. Le centre devenait un désert. La population avait du être décimée, encore plus qu'en europe, parce qu'ils avaient été beaucoup plus loin dans la bêtise criminelle. Etaient-il vingt millions ? A quoi étaient-ils revenus ? C'était le canada, surtout le Quebec, qui devait avoir le moins souffert. Mais, en soixante dix ans, tellement de chose avaient pu se produire.
Comment allait se dérouler les retrouvailles ?
L'état d'esprit de la flotte de l'Arche de Néo devait être passablement différent de celui qui animait les trois caravelles de Colomb !!!
Le 31 juin 2168, l'expédition prenait pied, presque là où Jacques Cartier l'avait fait, quelques siècles plus tôt. Un nouveau cycle débutait. Plut au ciel qu'il fut moins destructeur que le premier !
2000.
En commun.
Savez vous ce qui existe en commun entre La forêt d'Emeraude, Dante, Lewis Carol, Coctau, Les chamans de la préhistoire, Carlos Casténada, les lamas tibétains, Saint Augustin, les aborigènes australiens et les boshimen sud africains ? La psychologie transpersonnelle ! Ils racontent tous que, par certaines techniques, dans certaines circonstances, on peut passer de l'autre côté du miroir, et qu'ainsi on peut accéder à d'autres niveaux de perception, de réalité et de savoir.
Moi, en tant que médiateur culturel, mon travail est de collecter l'information, de la confronter, de la décoder, et de la recoder pour le rendre accessible.
Alors, je suis passé de l'autre côté du miroir, et j'ai vérifié. Pour vérifier, j'ai ouvert le livre, me suis promené dans le labyrinthe, dans l'histoire, la philosophie, les religions, la linguistique, la médecine, la diététique, la littérature, la psychologie, la psychanalyse, la neurologie, l'astrophysiquea physique quantique, l'éthologie, l'éthno-psychiatrie, la géopolitique,, la mythologie, l'agriculture, la climatologie, j'en oublie.
J'ai exploré à peu près tous les domaines de l'expérience humaine, pendant 22 ans. Bac + 22, cela vous dit ? + de 3 000 livres, 5 000 revues. Et bien, je confirme, cela marche. Et cela m'a amené à une autre perception.
Un livre est un instrument magique. Magique parce qu'il génére des image. des images en trois dimensions auquelles il faut ajouter le temps. Si on effectue une opération de décodage, un peu comme une numérisation, et que l'on additionne plusieurs milliers de livres, un peu comme le travail que l'on effectue avec les super-ordinnateurs de l'EDF, ou de Dassault pour les monuments égyptiens, on peut obtenir des hologrammes gigognes qui gorment un super-hologramme.
Et on peut trouver, dans ce super hologramme des choses surprenantes; Dont la plus formidable banque de mémoire, qu'internet serait bien en mal de concurrencer.
Ce savoir, saisi des deux côtés du mirroir, je vais le rendre opératif !
Pour cela, je vais utiliser les travaux de Prigogine, prix Nobel de chimie, sur les structures disssipatrices d'énergie. je vais ausssi utiliser les travaux de Chaumery et Bélisal sur les générateurs d'ondes de formes, et la géométrie sacrée.
Ma structure dissipatrice d'énergie aura la forme d'un mandala et du labyrinthe. Ce sera l'Arche de Néo !
Les gens pourront y avoir accès à une bibliothéque, et eux aussi ouvrir le livre, parcourir le labyrenthe.
Selon les travaux de Ruppert Sheldrake, il existe, autour de nous, en dehors de nous, des champs morphogénétique qui structurent les formes des objets, notre forme. Un codage essentiel, non matériel. Cela se rapproche de ce que, jadis, on nommait les égrégores, des âmes groupes. On peut en croiser plusieurs dans ma bibliothéque.
Il y en a un que je nommerai : Le génie de la France, génie comme dans Aladin, celui qui est attaché à la France, a plusieurs dizaines de milliers d'années, et n'a strictement rien à voir avec une race ou une autre. Il est lié au sol, à la langue.
Il en est un autre que je nommerai : Le Rêve de l'Humanité. Il opère à l'échelon planétaire. Tous sont en évolution. Jadis, ce savoir se transmettait de bouche à oreille, par les griots, les « prêtres », les conteurs, les chamanes. On peut y avoir accès dans ma bibliothéque-labyrinthe. Dans quelques années, elle générera un nouveau champs morphogénétique, que je nommerai : Les gens du livre.
Les gens du livre seront les porteurs du devenir.
Je voudrais pouvoir couvrir depuis l'apprentissage de la lecture, jusqu'au troisième cycle, pour former des ingénieurs écologues opératifs, capables d'agir sur des écosystèmes entiers.
Pour mener à bout ce projet ambitieux, mais riche de potentialités, il va falloir de l'énergie, beaucoup d'énergie. Je lance donc un appel à constitution de capital d'une SCI, ou d'un GFA, qui construira l'Arche de Néo. Les parts sont fixées à 200 f, le prix d'un bon livre. Dix paquets de clopes.
J'invite les particuliers, les éditeurs, les distributeurs, les universités, à investir dans ce qui sera une des plus grande aventures du troisième millénaire. La rémunération de l'investissement se fera en temps de séjour dans l'Arche. La puissance de définition de mon hologramme étant encore faible, j'aurai aussi besoin de livres, de beaucoup de livres. Il en faudrait plus de 100 000 pour être sur d'agir sur le long terme. Il faudra aussi de la main d'oeuvre, du savoir faire. Les compagnons seront les bien venus, pour guider les travaux et régler l'outil. Si l'aventure vous tente, venez étudier avec le Centre Humaniste d'Etude et de Recherche sur la Culture Humaine Ecrite.
Omar Khayam.
2 000.
Plongée.
Importance de la musique africaine. Liaison avec la dance-les dances-les arts martiaux. Propulser l'occident dans la roue ; la musique et la danse, éléments de magie opérative.
« et les amènera vers l'homme pour veiller à ce qu'il les appelle par leurs noms. » Seul l'homme posséde le language. Quand l'homme a donné un nom à toute les créatures, il a établi sur elles sa « domination. »On contrôle ce que l'on nomme.
L'énorme avantage de l'hologramme, c'est que, étant en trois D, et même plus, on peut le regarder sous divers points de vues. En en changeant les axes d'orientation et d'observation, on peut alors avoir accès à des approches proprement révolutionnaires. Elles peuvent modifier radicalement l'appréhension de l'homme, de l'évolution, du rapport à la créature et au créateur, à la déïté. On peut choisir sa prpre interprétation, son propre point d'application, et modifier ainsi sa perception de sa propre humanité. Et, à partir du moment où l'on peut décrire,,nommer, on établit une nouvelle créode que l'on contrôle.
A travers ce simple passage du livre en deux dimensions, à l'hologramme à trois dimensions, on fait passer l'homme à une autre dimensions. Ce saut permet de passer de l'Homo Sapiens Sapiens, à l'homo Sapiens Sapiens sapiens. Et c'est là que l'évolution du système nerveux prend toute sa signification, son sens. Le rayonneemnt des axones des neurones du néo-cortes au cerveau reptilien, permet, lui aussi la « lecture » tridimentionnelle de notre évolution, avec la possibilité de changer de point d'appilication.
Et cette découverte, c'est l'apport des gens du livre. Ils sont les premiers à avoir relié l'intellect, la science, la spiritualité, par le livre et l'hologramme. Pour reprendre un discours fort répendu à la fin du 20 éme siècle, ils ont unifié trois forces.
Mine de rien, ce saut qualitatif devrait jouer un rôle aussi important que la révolution newtoniénn ou einsteinienne par rapport à Ptolémée en son temps. Et il aura fallu, effectivement, un bon siécle et demi pour que l'idée fasse son chemein et s'impose.
Yaser-ha-tov versus Yaser-ha-ra. Shekhina : La présence immanente, la face féminine de Dieu. Lors de la chute, En Sof, la part transcendante s'est séparée du monde, la part immanente est restée avec les hommes. Malkuth ( la terre), le plus bas des dix séphiroth ( rameaux) de l'arbre de vie. Kethu est le plus haut (rameau) séphiroth, dans le Zohar. En Sof est le premier et le plus élevé des séphiroths.
2000.
Compétences à glaner.
des compétences à glaner.
Des questions m'étaient venues : Qui étais-je ? Qu'est-ce qu'un homme ? Quelle est notre place ? Qu'est-ce que l'Humanité ? Qu'est-ce que la religion ? Tout cela, parce qu'un jour, je me suis retrouvé avec une hypothèse de rencontre du troisième type ! Il paraît que c'est une expérience qui s'appelle : Rencontre avec l'Ange. L'Ange, je l'avais rencontré en 70-71. Et si je n'ai pas fait ma rencontre du troisième type, j'ai quand même suivi le processus mental et spirituel.
Et puis une apostrophe de 68 me tarabustait : « Mais que proposes-tu ? »
Avant de proposer, il fallait d'abord faire le tour de ce que je refusais. C'est donc d'abord à un titanesque boulot de déconstruction que je me suis livré.
Paraléllement, j'amassais la matière et commencais à éléborer ce qui deviendrait la future matrice dans laquelle se fondrait mon hologramme. Je savais déjà que c'était avec les hologrammes que je travaillerais. Je nommais cela, à l'époque, schémes moteurs imagés.
En fait, je m' »attaquais » aux matrices profondes de la psychée humaine. Je retournais aux bases du language, des « logiciels » précodés qui permettent aux juvéniles de se couler dans n'importe quelle société. Ils sont innés.
J'avais énoncé la crise écologique, et j'affirme qu'elle sera bien plus grave qu'on ne veut bien l'avouer.
J'avais énoncé la montée de la Bio, le reflux des villes vers les campagnes vidées. J'avais énoncé le conflit entre un Islam agonisant et un occident plus libéral, plus dynamique. Trops dynamique, même, parce que sans régles, sans loi, sans foi transcendante. Je ne prétend pas au rôle de prophète, de pythie vaticinante. Je suis un homme. Un peu particulier, unique.
Et j'affirme toujours que le livre aura un rôle fondamental dand le devenir. J'affirme que le transducteur sera, comme mon outil ultime, l'outil du devenir. A la disposition de tous les humains. Quelle que soit leur croyance. Un lieu sacré. Sacré pour tous les humains.
Et vous ?
Omar Khayyam.